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Andorre vs France : village de montagne andorran et boulevard parisien
Comparatif · Guide

Andorre vs France :
ce que vous gardez vraiment.

Pour un contribuable français, l’écart avec l’Andorre est le plus large de tous. Mais l’essentiel n’est pas que le taux : c’est une transition propre et sereine, organisée par la convention de 2013.

Comparatif12 min de lectureMis à jour le 5 juillet 2026

De toutes les comparaisons possibles, Andorre vs France est celle où l’écart est le plus spectaculaire. Logique : la France figure parmi les fiscalités les plus lourdes d’Europe, l’Andorre parmi les plus douces. Mais au-delà des chiffres, ce qui compte pour réussir, c’est une installation réelle et bien préparée. Voici le tableau complet — chiffres, critères juridiques, cas concret et calendrier.

L’écart fiscal : le plus large de tous

En France, l’impôt sur le revenu grimpe jusqu’à 45 % (auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux), l’impôt sur les sociétés est à 25 %, les dividendes à 31,4 % (PFU), la TVA à 20 %, l’IFI jusqu’à 1,5 %, les droits de succession jusqu’à 45 % et les charges sociales dépassent 45 %. En Andorre : 10 % maximum sur le revenu comme sur les sociétés, 0 % sur les dividendes de source andorrane, ni fortune ni succession, et un IGI à 4,5 %. L’écart se chiffre, pour beaucoup, en dizaines de milliers d’euros par an.

Andorre : l’essentiel, à 3 heures de chez vous

Le plus beau : vous n’avez pas à partir au bout du monde. L’Andorre est européenne, francophone dans les faits, à 3 heures de Barcelone et de Toulouse. Vous gardez vos proches, vos clients et vos repères à portée — tout en allégeant radicalement votre fiscalité, dans un cadre sûr, conventionné et reconnu. Vous partez du Sud-Ouest ? Nous avons rédigé un guide dédié à l’expatriation depuis Toulouse, l’itinéraire le plus naturel vers la Principauté.

Une transition sereine, organisée par la convention de 2013

La convention fiscale franco-andorrane, signée le 2 avril 2013 et en vigueur depuis 2015, répartit clairement les droits d’imposition entre les deux pays et évite la double imposition. La clé d’une transition réussie tient en un principe simple : établir une résidence andorrane réelle — y vivre effectivement (au-delà de 183 jours), y avoir le centre de ses intérêts. Bien préparée, votre installation est solide, sereine et incontestable. C’est précisément ce que nous orchestrons pour vous, de bout en bout.

Les critères de départage de la convention du 2 avril 2013

Que se passe-t-il si les deux administrations pouvaient, en théorie, vous considérer comme résident ? La convention a tout prévu : elle applique une cascade de critères successifs, dans un ordre précis. Dès qu’un critère tranche, les suivants ne sont même pas examinés.

  1. Le foyer d’habitation permanent. Où disposez-vous d’un logement durablement à votre disposition ? Si c’est uniquement en Andorre, la question est déjà réglée.
  2. Le centre des intérêts vitaux. Si vous conservez un logement dans les deux pays, on regarde où se trouvent vos liens personnels et économiques les plus étroits : famille, société, comptes bancaires, vie sociale et quotidienne.
  3. Le séjour habituel. À défaut, c’est le pays où vous séjournez de façon habituelle qui l’emporte — d’où l’importance des 183 jours passés en Andorre, traçables et documentés.
  4. La nationalité. Ultime critère, presque jamais atteint en pratique lorsque l’installation est réelle.

Un exemple concret : un dirigeant loue un appartement à Andorre-la-Vieille, y installe sa famille, y domicilie sa société et ses comptes, tout en conservant un pied-à-terre en France pour ses déplacements. Deux foyers d’habitation ? Le premier critère ne suffit pas — mais le deuxième tranche immédiatement en faveur de l’Andorre : c’est là que battent le cœur de sa vie familiale et le centre de son activité. Le message est très positif : une installation réelle et documentée rend la résidence andorrane incontestable. La cascade de la convention n’est pas un piège, c’est votre meilleure protection — à condition de construire le dossier avec méthode.

Le comparatif, chiffre par chiffre

PrélèvementAndorreFrance
Impôt sur le revenu (max)10 %45 % (+ prélèvements sociaux)
Impôt sur les sociétés10 %25 %
Dividendes0 % (source AD)31,4 % (PFU)
Plus-values crypto10 % max31,4 % (flat tax 2026)
TVA / IGI4,5 %20 %
Impôt sur la fortuneNéantIFI jusqu’à 1,5 %
Droits de successionNéantJusqu’à 45 %
Charges sociales~22 %> 45 %
Coût de la vie (hors logement)≈ −19 %Référence
Taux indicatifs 2026. La convention franco-andorrane du 2 avril 2013 évite les doubles impositions.

Et l’avantage ne s’arrête pas à l’impôt : selon les indices internationaux, le quotidien andorran coûte environ −19 % par rapport à la France sur la plupart des postes — courses, restaurants, carburant. Vous gagnez donc deux fois : sur ce que vous versez, et sur ce que vous dépensez. Le détail poste par poste figure dans notre guide du coût de la vie en Andorre.

Le cas concret : 100 000 € de bénéfice distribués au dirigeant

Rien ne parle mieux qu’un exemple. Prenons un dirigeant dont la société dégage 100 000 € de bénéfice, intégralement distribués en dividendes. Côté français : l’impôt sur les sociétés prélève d’abord 25 %, puis le PFU à 31,4 % s’applique sur les 75 000 € restants. Côté andorran : 10 % d’impôt sur les sociétés… et c’est tout, les dividendes de source andorrane étant exonérés pour le résident.

ÉtapeAndorreFrance
Bénéfice avant impôt100 000 €100 000 €
Impôt sur les sociétés10 000 € (10 %)25 000 € (25 %)
Imposition des dividendes0 € (0 %)≈ 23 550 € (PFU 31,4 %)
Prélèvements totaux≈ 10 000 €≈ 48 550 €
Net perçu par le dirigeant≈ 90 000 €≈ 51 450 €
Simulation indicative 2026, société distribuant l’intégralité de son bénéfice. Soit −79 % de prélèvements en Andorre.

Près de 38 550 € d’écart chaque année, sur un seul exercice — de quoi financer l’installation entière dès la première distribution. La première étape ? Créer une société en Andorre, socle de la résidence active et de toute la structure.

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Préparer le départ : méthode et calendrier

Un départ de France réussi se prépare comme un déménagement de grande maison : tout est simple quand chaque carton est étiqueté à l’avance.

Anticiper les plus-values latentes. Si vous détenez un portefeuille de titres important, l’article 167 bis du CGI prévoit un traitement particulier des plus-values latentes au moment du transfert de domicile. C’est un dispositif qui s’anticipe très bien avec un dossier préparé : nous l’intégrons systématiquement à la feuille de route, en lien avec vos conseils, pour que cette étape soit traitée sereinement avant le grand saut.

Boucler les formalités de l’année du départ. L’année de votre installation, vous informez l’administration fiscale française de votre nouvelle adresse, déposez votre dernière déclaration en tant que résident (avec la date précise du départ) puis, l’année suivante, une déclaration limitée à vos éventuels revenus de source française. S’y ajoutent les radiations et mises à jour d’usage : organismes sociaux, banques, assurances, registres professionnels. Rien de complexe — simplement une liste à dérouler dans le bon ordre.

Choisir le bon calendrier. L’idéal est de franchir le pas avant le 183e jour de l’année, c’est-à-dire au premier semestre : vous passez ainsi plus de la moitié de l’année en Andorre, et votre première année de résidence andorrane démarre sur des bases parfaitement nettes. Un départ au printemps, société créée dans les 8 à 12 semaines de référence, laisse toute la marge nécessaire. Notre page devenir résident fiscal andorran détaille chaque étape du parcours.

Le verdict : pour qui ?

Pour tout contribuable français disposant de revenus ou d’un patrimoine significatifs, l’Andorre offre le gain le plus élevé de toutes les destinations — sans quitter l’Europe ni s’éloigner de ses proches. La seule condition : une installation authentique et bien préparée. À ce prix, la transition est aussi sereine qu’avantageuse.

À retenir

  • France : jusqu’à 45 % (IR), 31,4 % (dividendes), 45 % (succession), IFI
  • Andorre : 10 % max, 0 % dividendes/fortune/succession, IGI 4,5 %
  • 100 000 € distribués : ≈ 48 550 € de prélèvements en France, ≈ 10 000 € en Andorre (−79 %)
  • Coût de la vie : environ −19 % par rapport à la France (hors logement)
  • Transition sécurisée par la convention de 2013 + une résidence réelle (183 jours)
  • Départ idéal au premier semestre, avant le 183e jour de l’année
  • Et tout cela à 3 heures de Barcelone et de Toulouse

Envie de chiffrer précisément votre gain ? Nous modélisons votre situation et bâtissons votre résidence fiscale andorrane sur des bases solides. Voyez aussi tous les avantages fiscaux de l’Andorre.

Pour aller plus loin
Questions fréquentes

Andorre vs France : vos questions.

Un Français peut-il vivre en Andorre et travailler en France ?

Oui, la situation existe et la convention de 2013 l’encadre précisément : les salaires d’un emploi exercé en France restent imposés en France. Pour profiter pleinement de la fiscalité andorrane, l’idéal est d’installer en Andorre à la fois votre vie et votre activité — c’est exactement ce que nous structurons avec vous.

Que prévoit la convention fiscale entre la France et l’Andorre ?

Signée le 2 avril 2013 et en vigueur depuis 2015, elle répartit les droits d’imposition entre les deux pays, élimine les doubles impositions et fixe des critères clairs et successifs pour déterminer la résidence fiscale. C’est elle qui rend la transition franco-andorrane aussi lisible et sereine.

Combien de temps faut-il pour devenir résident fiscal andorran ?

Comptez 8 à 12 semaines de référence pour la création de votre société, le permis de résidence s’enchaînant dans la continuité du dossier. La résidence fiscale, elle, s’apprécie sur l’année : plus de 183 jours de présence effective et le centre de vos intérêts en Andorre.

L’Andorre fait-elle partie de l’Union européenne ?

Non. L’Andorre n’est pas membre de l’Union européenne, mais elle lui est liée par des accords douaniers spécifiques et utilise l’euro au quotidien. Résultat : un cadre européen familier, avec une fiscalité qui n’appartient qu’à elle.

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