Adoptée le 22 janvier 2026 et entrée en vigueur le 13 février, la loi 2/2026 — dite « Omnibus 2 » — ajuste plusieurs paramètres de l’attractivité andorrane. Rien de bouleversant : l’avantage fiscal reste intact. Mais les seuils d’entrée montent, et mieux vaut les connaître avant de se lancer.
Résidence passive : le ticket d’entrée relevé à 1 M€
C’est le changement le plus visible. L’investissement minimum de la résidence passive passe à 1 000 000 € en actifs andorrans (contre 600 000 € auparavant), avec des voies alternatives : 800 000 € en immobilier ou 400 000 € au Fonds du logement. S’y ajoute le dépôt auprès de l’AFA, qui s’élève à 50 000 € (plus 12 000 € par personne à charge). Les revenus exigés restent d’au moins 300 % du salaire minimum andorran.
Autre paramètre à connaître : selon le règlement de quota publié au BOPA le 13 mars 2026, le nombre d’autorisations de résidence sans travail pouvant être délivrées en 2026 est fixé à 200, toutes catégories confondues. Une raison de plus de présenter un dossier complet, tôt dans l’année.
Attention aux chiffres périmés
Le seuil d’investissement de la résidence passive que l’on lit encore souvent — 600 000 € — est obsolète. Depuis la loi 2/2026 (adoptée le 22 janvier 2026, en vigueur depuis le 13 février 2026), le seuil est de 1 000 000 € et le dépôt AFA de 50 000 €, plus 12 000 € par personne à charge.
Immobilier : une taxe d’investissement étranger
Pour les non-résidents, l’achat immobilier s’accompagne désormais d’une taxe d’investissement étranger : 6 % pour un premier bien, 10 % au-delà. Un paramètre à intégrer dès le plan de financement — ce que nous faisons systématiquement dans notre accompagnement pour investir dans l’immobilier.
Sociétés : une imposition minimale effective
Côté entreprises, le taux d’impôt sur les sociétés reste à 10 %, mais une imposition minimale effective (de l’ordre de 3 %) encadre désormais certains régimes. L’Andorre demeure l’une des fiscalités d’entreprise les plus légères d’Europe ; la création de société y conserve tout son intérêt.
Catalan : ce qui change pour les permis
Depuis avril 2026, le renouvellement des autorisations de résidence et de travail intègre une exigence linguistique : un niveau A1 de catalan est demandé au premier renouvellement, puis A2 au second. À défaut de certification, une formation d’au moins 30 heures est prévue — un cadre progressif, pensé pour rester accessible. L’extension de ce dispositif aux autres catégories de permis est annoncée à l’horizon 2029.
Notre conseil : intégrer quelques heures de catalan dès l’installation. C’est un investissement modeste, un vrai atout d’intégration au quotidien — et un renouvellement de permis qui se prépare sereinement, longtemps à l’avance.
Avant / après 2026, en un coup d’œil
Pour situer les changements d’un seul regard, voici les principaux paramètres avant et après l’entrée en vigueur de la loi 2/2026.
| Paramètre | Avant | Depuis 2026 |
|---|---|---|
| Résidence passive — investissement | 600 000 € | 1 000 000 € (ou 800 000 € en immobilier) |
| Taxe investissement immobilier étranger | — | 6 % (1er bien) à 10 % |
| Catalan au renouvellement du permis | — | A1 (1er renouv.), A2 (2e) |
| Impôt sur les sociétés (IS) | 10 % | 10 % — inchangé |
| IGI · IRPF · fortune · succession | 4,5 % · 0–10 % · néant | Inchangés |
Concrètement, que faire en 2026 ?
La bonne approche n’est pas d’attendre, mais d’anticiper : calibrer son budget d’installation sur les nouveaux seuils, sécuriser le calendrier de son dossier et choisir la voie de résidence la mieux adaptée — active ou passive. C’est précisément ce que nous cadrons avec vous, chiffres à l’appui.
La loi 2/2026 en bref
- En vigueur depuis le 13 février 2026
- Résidence passive : investissement porté à 1 M€ (ou 800 000 € en immobilier)
- Dépôt AFA de 50 000 € (+12 000 € par personne à charge)
- Quota 2026 : 200 autorisations de résidence sans travail (règlement publié au BOPA)
- Taxe d’investissement immobilier étranger : 6 % (1er bien) à 10 %
- Impôt sur les sociétés : 10 %, avec une imposition minimale effective (~3 %)
- Catalan : A1 au premier renouvellement du permis (depuis avril 2026), A2 au second
Faut-il s’inquiéter ? Non — il faut anticiper
Ces ajustements visent à maîtriser la croissance, pas à fermer la porte. À l’échelle européenne, l’Andorre reste imbattable : ni impôt sur la fortune, ni droits de succession, un IRPF plafonné à 10 % et un IGI à 4,5 %. Voyez le panorama complet de nos avantages fiscaux.
Le vrai enjeu n’est pas de renoncer : c’est de calibrer son projet au cadre en vigueur. C’est exactement notre rôle — transformer une réforme en stratégie, et un seuil en plan d’action.


