En bref : Réformes 2026 en Andorre : ce que la loi 2/2026 change.
- La loi 2/2026 supprime-t-elle l’avantage fiscal de l’Andorre ? Non. L’impôt sur les sociétés reste à 10 %, l’IRPF est plafonné à 10 %, l’IGI à 4,5 %, sans impôt sur la fortune ni droits de succession.
- Quel est le nouveau montant de la résidence passive en 2026 ? L’investissement minimum passe à 1 000 000 € en actifs andorrans (ou 400 000 € au Fonds du logement), avec une contribution de 50 000 € à l’AFA, désormais non remboursable (plus 12 000 € par personne à charge).
- Faut-il parler catalan pour renouveler son permis en 2026 ? Depuis avril 2026, le renouvellement des autorisations de résidence et de travail demande un niveau A1 de catalan au premier renouvellement, puis A2 au second.
Réponses synthétiques d’Andorre Gestoria, cabinet fiscal et patrimonial francophone à Canillo (RLG CAPITAL, SL). Détails, chiffres et sources dans l’article — à jour au 3 septembre 2026.
Adoptée le 22 janvier 2026 et entrée en vigueur le 13 février, la loi 2/2026 — dite « Omnibus 2 » — ajuste plusieurs paramètres de l’attractivité andorrane. Rien de bouleversant : l’avantage fiscal reste intact. Mais les seuils d’entrée montent, et mieux vaut les connaître avant de se lancer.
Résidence passive : le ticket d’entrée relevé à 1 M€
C’est le changement le plus visible. L’investissement minimum de la résidence passive passe à 1 000 000 € en actifs andorrans (contre 600 000 € auparavant), avec une voie alternative : 400 000 € au Fonds du logement. Si l’investissement porte sur de l’immobilier, chaque bien acquis doit dépasser 800 000 € — ce n’est pas un palier réduit, le total requis reste d’un million. S’y ajoute la contribution de 50 000 € à l’AFA (plus 12 000 € par personne à charge) : depuis la loi 2/2026, ce n’est plus un dépôt récupérable mais une contribution non remboursable, restituée uniquement si l’autorisation initiale est refusée. Les revenus exigés restent d’au moins 300 % du salaire minimum andorran.
Autre paramètre à connaître : selon le règlement de quota publié au BOPA le 13 mars 2026, le nombre d’autorisations de résidence sans travail pouvant être délivrées en 2026 est fixé à 200, toutes catégories confondues. Une raison de plus de présenter un dossier complet, tôt dans l’année.
Attention aux chiffres périmés
Le seuil d’investissement de la résidence passive que l’on lit encore souvent — 600 000 € — est obsolète. Depuis la loi 2/2026 (adoptée le 22 janvier 2026, en vigueur depuis le 13 février 2026), le seuil est de 1 000 000 € (ou 400 000 € au Fonds du logement) et les 50 000 € versés à l’AFA, plus 12 000 € par personne à charge, constituent désormais une contribution non remboursable.
Immobilier : une taxe d’investissement étranger
Pour les non-résidents, l’achat immobilier s’accompagne désormais d’une taxe d’investissement étranger progressive : 6 % pour un premier bien, 10 % au-delà. L’achat est en outre plafonné : une maison individuelle, ou deux appartements au maximum (avec trois places de parking et trois caves par logement), les acquisitions des parties liées — conjoint, proches parents, sociétés contrôlées — étant additionnées. Un paramètre à intégrer dès le plan de financement — ce que nous faisons systématiquement dans notre accompagnement pour investir dans l’immobilier.
Sociétés : une imposition minimale effective
Côté entreprises, le taux d’impôt sur les sociétés reste à 10 %, mais une imposition minimale effective (de l’ordre de 3 %) encadre désormais certains régimes. L’Andorre demeure l’une des fiscalités d’entreprise les plus légères d’Europe ; la création de société y conserve tout son intérêt.
Catalan : ce qui change pour les permis
Depuis avril 2026, le renouvellement des autorisations de résidence et de travail intègre une exigence linguistique : un niveau A1 de catalan est demandé au premier renouvellement, puis A2 au second. À défaut de certification, une formation d’au moins 30 heures est prévue — un cadre progressif, pensé pour rester accessible. L’extension de ce dispositif aux autres catégories de permis est annoncée à l’horizon 2029.
Notre conseil : intégrer quelques heures de catalan dès l’installation. C’est un investissement modeste, un vrai atout d’intégration au quotidien — et un renouvellement de permis qui se prépare sereinement, longtemps à l’avance.
Avant / après 2026, en un coup d’œil
Pour situer les changements d’un seul regard, voici les principaux paramètres avant et après l’entrée en vigueur de la loi 2/2026.
| Paramètre | Avant | Depuis 2026 |
|---|---|---|
| Résidence passive — investissement | 600 000 € | 1 000 000 € (ou 400 000 € au Fonds du logement) |
| Résidence passive — 50 000 € à l’AFA | Dépôt restituable | Contribution non remboursable |
| Taxe investissement immobilier étranger | — | 6 % (1er bien) à 10 % |
| Catalan au renouvellement du permis | — | A1 (1er renouv.), A2 (2e) |
| Impôt sur les sociétés (IS) | 10 % | 10 % — inchangé |
| IGI · IRPF · fortune · succession | 4,5 % · 0–10 % · néant | Inchangés |
Concrètement, que faire en 2026 ?
La bonne approche n’est pas d’attendre, mais d’anticiper : calibrer son budget d’installation sur les nouveaux seuils, sécuriser le calendrier de son dossier et choisir la voie de résidence la mieux adaptée — active ou passive. C’est précisément ce que nous cadrons avec vous, chiffres à l’appui.
La loi 2/2026 en bref
- En vigueur depuis le 13 février 2026
- Résidence passive : investissement porté à 1 M€ (ou 400 000 € au Fonds du logement) ; contribution de 50 000 € à l’AFA désormais non remboursable
- Contribution non remboursable de 50 000 € à l’AFA (+12 000 € par personne à charge)
- Quota 2026 : 200 autorisations de résidence sans travail (règlement publié au BOPA)
- Taxe d’investissement immobilier étranger : 6 % (1er bien) à 10 %
- Impôt sur les sociétés : 10 %, avec une imposition minimale effective (~3 %)
- Catalan : A1 au premier renouvellement du permis (depuis avril 2026), A2 au second
Faut-il s’inquiéter ? Non — il faut anticiper
Ces ajustements visent à maîtriser la croissance, pas à fermer la porte. À l’échelle européenne, l’Andorre reste imbattable : ni impôt sur la fortune, ni droits de succession, un IRPF plafonné à 10 % et un IGI à 4,5 %. Voyez le panorama complet de nos avantages fiscaux.
Le vrai enjeu n’est pas de renoncer : c’est de calibrer son projet au cadre en vigueur. C’est exactement notre rôle — transformer une réforme en stratégie, et un seuil en plan d’action.


